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Villes d'Algérie des années trente aux années cinquante : Vie quotidienne, métiers, loisirs et cohabitation, première partie : en Oranie
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Villes d'Algérie des années trente aux années cinquante : Vie quotidienne, métiers, loisirs et cohabitation, première partie : en Oranie

Journée d'études qui s'est déroulée le vendredi 26 mai 2023 à l'Auditorium Austerlitz du Musée de l'Armée

Le thème de la journée d’études du 26 mai 2023 a pris naissance dans le sentiment de nombreux Français issus de milieux modestes venus d’Algérie que leur sort et leur existence ont été généralement occultés voire effacés par les historiens. La grande histoire privilégie les cadres, les militants, les rebelles ou les institutions qui se sont affrontées avec passion dans la guerre d’Algérie. Mais ce peuple des villes d’Algérie que l’on entrevoyait déjà dans La Peste de Camus, quel fût-t-il et comment a-t-il vécu ? Les villes d’Algérie, notamment Oran et Alger, qui rassemblaient à elles deux entre le tiers et la moitié des « pieds noirs », mais aussi de grandes communautés d’Algériens musulmans, surtout à Alger, abritaient tout un peuple colonial bien éloigné des images souvent attachées aux « colons » de la vulgate anticoloniale.

La majorité des Français d’Algérie appartenait aux classes populaires, comme dans la France des années cinquante, à ceci près que leur niveau de vie y était plus faible encore. Ces Français d’Algérie, parmi lesquels tout un peuple d’Européens et de juifs d’Algérie, souvent petits boutiquiers, artisans ou salariés très modestes, vivaient non loin des milieux coloniaux aisés et de l’administration d’une part, et de la société musulmane urbaine, de condition plus modeste encore de l’autre. Bien que pauvres et souvent mal logés, même si les conditions de logements des musulmans et des Européens d’Alger s’améliorent avec la construction pilote des HLM après 1945, les opportunités de la grande ville créent des rencontres et des possibilités d’ascension sociale infiniment supérieures à ce qui se passait dans le bled, dans ces tribus faméliques de Kabylie ou des hauts plateaux aux revenus rongés par la forte croissance démographique.

Cette journée d’étude sera l’occasion d’écouter des témoignages de Français d’Algérie ayant vécu tout ou partie de leur jeunesse à Alger ou à Oran de la fin des années trente aux années cinquante (hors guerre d’Algérie prise en tant que telle). Ce sera l’occasion de visionner les lieux, les objets ou les quartiers à travers des films privés, des photos voire des objets. Cette rencontre sera l’occasion de réfléchir à trois grandes thématiques, celle de l’habitat, extrêmement divers et inégalitaire ; celle des cohabitations et des échanges, dans une société extrêmement hiérarchisée et inégalitaire ; et enfin celle des familles, de leur déploiement dans l’espace social et dans la ville, en attendant la grande séparation des années soixante.

Pierre Vermeren

COMITE SCIENTIFIQUE :

Prof. Pierre VERMEREN
Paul MALMASSARI (Dir. FM-GACMT)
Emmanuelle CHANTERANNE (Dir. FM-GACMT)

Programme ► 

• Introduction par M. Frédéric GRASSET, Président de la FM-GACMT.

 

HABITAT ET TEMOIGNAGE

• « Une vie quotidienne à Oran », par M. Jean-Pierre FREY, architecte-urbaniste.

• « Partage par l’école », par Mme Elisabeth IBAZIZEN.

• « Cartographie de l’habitat social des années 30 à la guerre d’Algérie », par M. Karim CHAIBI, cartographe, doctorant et cosneiller scientifique de la FM-GACMT.

 

 COHABITATION DANS LA VILLE

• « De mon Algérie, rue Voltaire à Tlemcen, un enfant juif se souvient… », Émile MALET.

• « La vie quotidienne en Algérie dans les villes et les villages par la Photographie », Tramor QUEMENEUR, SG de la commission mixte franco-algérienne d’historiens.

 

LA VIE DES FAMILLES, HERITAGES ET SEPARATIONS       

•  « Une famille à Oran pendant 110 ans », Pierre BONJEAN

• « Témoignage d’une jeune française d’Oran » (extraits audio d’un entretien à BLE Radio), Danielle PISTER.

• « Une vie quotidienne en Algérie : les sources disponibles au conservatoire de la mémoire des Français d’Afrique du Nord », Martine IVARA (vice-Présidents du CDHA).

• « Balade en images à travers l’Algérie du quotidien (sports, jeux …) » (projection extraits de films), Martine IVARA  et Joseph FOURNIER (CDHA).

 

QUESTIONS ET CONCLUSION

Tables rondes de témoignages, questions et intervention de conclusion, Prof. Pierre VERMEREN, Pdt du CS.

 

 

Des actes conjoints de cette journée

et de la seconde journée sur le même thème (partie Est), organisée le 23 janvier 2024,

seront publiés en 2025.

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Ce site a été réalisé avec le soutien du Ministère des Armées

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